Déclic and Co
1juin/102

Des choses à lire et à voir …

Voici encore une petite série de ressources sympas pour évoluer dans le monde du flash.

En français :

En anglais :

Post to Twitter Tweet This Post

Remplis sous: Liens 2 Commentaires
20mai/103

Exposition, IL, stop et compagnie …

L'indice de lumination (ou EV, exposure value, en anglais) est une valeur absolue qui mesure l'exposition en fonction des trois paramètres du fameux triangle d'exposition, prenant en compte l'ouverture (f), la sensibilité (S) et le temps de pose (t).

Cette valeur absolue peut se calculer de la façon suivante :

Cette formule est un peu complexe et le résultat n'est que très peu utile au photographe puisque l'IL absolu à adopter dépend des conditions lumineuses de la prise de vue ...

Par contre, on dérive de cette valeur absolue une valeur relative que les anglo-saxons ont pris l'habitude de noter stop et qui exprime en fait la différence d'IL entre la valeur qui donne une bonne exposition et la valeur qu'on obtient par le réglage des paramètres d'exposition. C'est d'ailleurs cette valeur que l'on retrouve indiquée par la cellule de l'appareil lors de la mesure de l'exposition.

Une exposition à 0 stop permet une exposition correcte (du point de vue de la cellule dans le cas d'une lecture sur l'appareil), peu importe l'indice de lumination (IL) absolu nécessaire à une bonne exposition pour la scène donnée. Exposer à -1 stop aura pour effet de réduire l'exposition d'un IL, exposer à +2 stops aura pour effet d'augmenter l'exposition de 2 ILs.

Au flash, un paramètre s'ajoute à l'exposition et on en vient à pouvoir maîtriser deux expos différentes sur le même cliché avec un set de 3 paramètres différents pour chacune des deux. On peut visualiser l'ajout de ce paramètre sur un losange des expos.

Pour expliquer tout ça, le plus facile est de commencer par la sensibilité et le temps de pose. Pour l'un comme pour l'autre, lorsqu'on double la valeur, on augmente l'expo d'un IL (stop). De même, lorsqu'on divise la valeur par 2, on diminue l'exposition d'un stop.

Sur le diagramme suivant, la valeur des stops est prise à titre d'exemple, le '0' peut se trouver ailleurs, ce n'est qu'une échelle relative (contrairement à la valeur de l'IL qui est absolue, mais qui n'est pas représentée). Ici, cela voudrait dire qu'on a une exposition "correcte" à 400 ISO et 1/100e de seconde (et si on prend en compte le second diagramme, à f/8 et un flash à 1/8 ...)

Pour l'ouverture, étant donné que le nombre f suit une progression basé sur (racine de 2, soit environ 1,4), on diminue l'exposition d'un stop à chaque fois qu'on multiplie le nombre f par (Rappelez vous que l'ouverture f est "inversée", plus f est faible plus l'ouverture est grande ...).

Quand on prend une photo au flash, le sujet flashé est exposé selon la puissance utilisée. De même que pour le temps de pose ou la sensibilité, à chaque fois qu'on divise le coefficient de puissance par 2, on perd un stop sur l'exposition du sujet flashé.

Pour les matheux, vous noterez la progression logarithmique de l'IL en base 2 pour le temps de pose, la sensibilité et la puissance; en base pour l'ouverture (corrigez moi si je me trompe ...)

Ces notions sont relativement basiques en photographie (essentiellement celles sur les 3 paramètres d'expo), mais sont réellement nécessaires pour appréhender l'utilisation du flash et réussir son exposition !

J'espère avoir éclairci les choses (et non l'inverse) ! ;-)

Post to Twitter Tweet This Post

17mai/105

Equilibrer flash et lumière ambiante – 2

En guise de préambule à cet article, je vais commencer par présenter les conditions de prise de vu et faire dans un premier temps comme si j'étais démuni de flash (pauvre de moi ...) !

Aurélie (une amie photographe que je réquisitionne comme sujet test de temps à autre) et moi même nous promenons en forêt, par une journée couverte mais très lumineuse, à l'affut de paysages ou d'animaux pouvant donner lieu à d'éventuels clichés sympathiques. Le chemin que nous empruntons est tantôt bien exposé à la lumière et tantôt dans l'ombre des feuillages. Nous nous arrêtons dans une zone entre ombre et lumière.

Et si je n'avais pas de flash ? Dans ce cas, pas de mystère, soit j'expose correctement mon sujet et l'arrière plan est relativement surexposé. Sachant que le sujet est à la limite de l'ombre, le temps de pose peut être relativement long et engendrer un flou de bougé. Si j'expose pour l'arrière plan, mon sujet et très obscur et à moins de rechercher un effet ombre chinoise, la photo est ratée...

Dans l'exemple qui suit, je vais opter pour l'utilisation en shoot-through d'un parapluie blanc avec lequel je perds 4/3 de stops (voir cet article). Dans ces conditions, il est préférable de travailler avec un zoom faible, mais sans le diffuseur intégré du flash : par exemple à 24mm ou quelque chose d'approchant. De ce fait, on obtient une bonne diffusion dans le parapluie.

J'ai choisi de disposer le parapluie de façon classique : devant le modèle à 1m - 1.50m d'elle, légèrement sur la gauche. Les deux premières étapes du workflow (le "flux de travail" présenté ici) sont achevées. Étant donné la configuration portrait, je souhaite détacher le modèle de l'arrière plan en réduisant la profondeur de champ à son visage. J'opte donc pour une ouverture relativement grande de 5.6.

Il faut maintenant régler la puissance du flash. On peut avoir deux méthodes pour obtenir un bon réglage :

- Par calcul. Comme on le sait,    . En remplaçant par les bonnes valeurs (f = 5.6, D = 1.50, N.G.max = 25 sur un Canon 430EXII pour un zoom de 24mm), on obtient soit un cp de 0.34, ce qui correspond à 1/3. Sur un flash avec un réglage de stop en stop, on pourra utiliser une puissance 1/4 et approcher le flash à 1,10m du sujet. On parle bien du flash et non pas du parapluie, ce qui amène ce dernier à une cinquantaine de cm du modèle et cette disposition peut devenir dérangeante pour une éventuelle composition plus large qu'un portrait classique ... Dans ce cas, on peut opter pour l'utilisation du flash à 1/2 de puissance et reculer celui-ci jusqu'à 2m du modèle ... Si par contre, on dispose d'un flash permettant une précision de réglage d'un tiers de stop, on peut utiliser un réglage de type 1/4 + 0,3. Au résultat du calcul, on ajoutera les 4/3 de stops que le parapluie nous fait perdre. On réglera donc la puissance du flash sur 1/2 + 0,7 ...

- Par approximation : On peut régler le flash sur une valeur plus ou moins arbitraire (avec l'habitude, on devine de plus en plus précisément la bonne valeur), puis on ajuste la puissance en prenant une photo test à chaque ajustement jusqu'à obtenir l'expo correcte (vive le numérique ...).

Par la même occasion, je peux vérifier si la profondeur de champ me parait adaptée au rendu que je souhaitais. Si l'expo du sujet est bonne et la pdc souhaitée également, alors je peux passer à l'étape de l'ajustement de la lumière ambiante.

On peut très bien ajuster le temps de pose par prise de vue successive en l'augmentant ou en le diminuant à chaque pdv. Sinon, une façon un peu plus classe d'optimiser ce temps de pose est d'utiliser la cellule de l'appareil. Pour le mode de mesure (centrale, spot, évaluative ...), il n'y a pas de règle stricte. Personnellement, j'aime bien le mode à prédominance centrale qui permet d'avoir une mesure moyenne sur la zone centrale du cadre de visée et qui se trouve être un bon compromis entre la mesure évaluative (un peu large à mon gout) et spot (un peu trop précise). Il suffit donc de viser l'arrière plan (on peut tout à fait se décaler de sorte à ne plus avoir le sujet dans le cadre ...), et d'enclencher à mi-course pour obtenir une mesure de l'exposition. On ajuste ensuite, en fonction du résultat de la mesure, le temps de pose.

La série de clichés ci dessous montre l'impact du changement du temps de pose sur la photo (par palier de 2 stops, le temps de pose est multiplié par 4 entre deux clichés). Toutes les photos ont été prises à f/5.6, 100ISO et avec un temps de pause respectif de 1/160e, 1/40e et 1/10e de seconde. Notez qu'à 1/10e de seconde, la lumière ambiante commence à éclairer elle aussi le sujet et agit comme une lumière fill-in.

Certes, le rendu donne une image avec un sujet très détaché donnant parfois une impression de "collage". C'est en tout état de cause la critique la plus récurrente que je reçois ! A vous de vous faire votre opinion sur le flash. Personnellement, je préfère ce rendu "collage" (que je vais presque jusqu'à rechercher volontairement d'ailleurs) à une photo floue ou mal exposée ! ;-)

Dans un prochain article (le troisième et dernier), j'essaierai de présenter les limites de l'éclairage au flash en extérieur et les problèmes qu'on peut y rencontrer. A bientôt !

Post to Twitter Tweet This Post

14mai/100

Des choses à lire et à voir …

En français :

En anglais :

Post to Twitter Tweet This Post

Remplis sous: Liens Aucun commentaire
6mai/107

Equilibrer flash et lumière ambiante – 1

J'ai choisi de découper cet article en trois parties. Non pas qu'il soit d'une complexité folle, mais plutôt d'une longueur relativement importante. Dans cette première partie, il s'agira donc de voir la théorie et d'expliquer le workflow associé, puis dans le second article, nous suivrons à la lettre le diagramme  du workflow donné ci-dessous pour visualiser l'effet de la théorie sur un cas bien réel. Enfin, nous verrons les limites de l'application brute du concept avec quelques exemples.

Une photo au flash en extérieur au rendu naturel dépend essentiellement de la capacité du photographe à équilibrer les sources de lumières dont il dispose. Pour le coup, deux sources peuvent être présentes : la lumière ambiante donnée par la lumière naturelle du jour et la lumière artificielle du flash. Comme vous le savez, nous pouvons influer sur la lumière du flash et la doser de façon précise grâce aux réglages de la puissance. On pourrait penser à l'inverse que nous sommes tributaires de la lumière ambiante, mais grâce à un équilibrage subtil, nous allons voir comment nous pourrons faire passer une journée lumineuse à midi pour une fin de journée, voire une nuit totale !

Il y a déjà quelques constats (théoriques) à poser.

Concernant les réglages de l'appareil :

1- l'exposition des objets éclairés par la lumière naturelle est influencée par les trois paramètres que sont l'ouverture, le temps de pose et la sensibilité ISO.

2- l'exposition des objets flashés n'est influencée que par l'ouverture et la sensibilité ISO (l'éclair étant très bref, qu'on soit au 200e de seconde ou à 1s, la quantité de lumière issue du flash enregistrée par le capteur sera absolument identique !).

Concernant les réglages du flash :

1- La quantité de lumière émise par le flash reçue par le décor est nulle (on considère celui-ci assez éloigné pour qu'il ne soit pas éclairé par le flash, mais uniquement par la lumière naturelle). Par décor, j'entends bien sûr tout ce qui peut se trouver à l'arrière plan, y compris le ciel, le soleil ...

2- La quantité de lumière émise par le flash reçue par le sujet est fonction du réglage de la puissance du flash qui influe sur le nombre guide, et est également fonction du zoom auquel on travaille.

Partant du postulat que nous nous trouvons en extérieur par temps clair, nous pouvons considérer que la sensibilité du capteur pourra être restreinte à 100 ISO. Il nous reste donc deux paramètres au niveau de l'appareil : l'ouverture et le temps de pose, et deux paramètres au niveau du flash : le zoom et la puissance.

Afin de travailler proprement et rapidement, il faut se poser les bonnes questions et si possible suivre les étapes suivantes. Le diagramme suivant donne une éventuelle méthodologie pour effectuer les bons réglages (en mode manuel) afin d'obtenir le rendu désiré. Ce n'est pas une méthode absolue bien sûr, c'est celle que j'utilise et qui me satisfait tout à fait.

La position du flash est à définir en premier lieu. Ainsi, nous pouvons déterminer la distance D qui sépare le sujet du flash.

Pour le zoom du flash, tout va dépendre de sa position, de la taille du sujet et de l'éventuelle utilisation de parapluie ou autre GoBO. En se reportant à la table constructeur du flash, on peut obtenir le N.G.max en fonction du zoom utilisé.

Il faut ensuite se demander si on souhaite gérer notre profondeur de champ ou plutôt fixer la puissance de flash qu'on veut utiliser. Dans le premier cas, on va fixer l'ouverture (f) de l'objectif pour figer la profondeur de champ, les autres réglages découleront de celui-ci. Second cas : si on souhaite plutôt travailler avec une puissance (cp) de flash donnée, le "flux de réglages" sera un peu différent.

En fonction du paramètre que l'on privilégie (puissance cp ou ouverture f), on va maintenant ajuster le second. On peut soit le faire de manière théorique avec un peu de calcul... Ou bien faire quelques tests et, par approches successives, obtenir les bons réglages, deux méthodes présentées dans le diagramme.

Pour terminer, nous allons ajuster le temps de pose afin d'obtenir une exposition de l'arrière plan qui rendra la prise de vue naturelle et/ou mettra en valeur le sujet. Ce réglage peut très bien se faire en utilisant la mesure d'exposition de l'appareil, sans pour autant vouloir à tout prix que le curseur soit positionné sur le 0 (qui indique donc une bonne expo du point de vue de l'appareil). On peut légèrement surexposer,ou sous-exposer l'arrière plan selon les conditions de prise de vue et la volonté du photographe.

Rendez-vous ici pour découvrir l'application concrète de ce workflow.

Post to Twitter Tweet This Post

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes